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SosMaires et la résilience verte !

solidarité

Le chanvre un outil de résilience polyvalent qui ne se fume pas 🙂

C’est la rentrée ! Pour Sos Maires aussi ! 

C’est réconfortant de se dire que certains enfants (nous voudrions que ce soit l’intégralité), bénéficient des circuits courts et mangent de bons aliments dans leurs cantines scolaires. Vive les locavores chers à l’élu Stéphane Linou !

Cette année encore, lors de nos conférences en ligne, nous allons faire une prospective des maires inspirants qui représentent la seule autorité qui vaille : l’exemplarité. 

Rappelez-vous cette vidéo du mois de mai avec le maire Jo Spiegel qui découvrait le potentiel du chanvre :

Peu de temps avant le maire de Kingersheim, c’était celui de Queige en Savoie qui, via internet et notre conférence, découvrait Patrick Baronnet qui nous expliquait comment lui et sa famille vivaient (et vivent encore) depuis 40 ans en autonomie en Loire Atlantique. 

Nous n’avons pas fini de vous surprendre… Oui, il y aura même des surprises dans le secteur de la haute couture avec cette plante hors norme qu’est le chanvre ! Je (Alexandre Boisson) suis en train de manigancer avec un bonheur à peine dissimulé un truc qui risque de bluffer Mr. Toulemonde (que je suis) et Mme Michu 🙂 !

Si, pour réveiller les masses populaires, il faut qu’on retrouve dans leurs magazines people des starlettes habillées par les productions locales de chanvre, comptez sur moi pour faire aimer la résilience par la voie de ce qui les séduit ! 

Devenir Résilient, c’est avant tout de la psychologie, car c’est la capacité de faire changer ses habitudes. Et ce n’est pas une mince affaire…, parce que changer ses habitudes c’est un combat contre soi-même ! Pour arriver aux objectifs d’une transition sociétale et écologique efficace, nous avons DONC TOUS un combat à mener. Et ça, ce n’est pas vendeur…

Les lobbies naissent de notre consommation, ils ne se génèrent pas du néant. Plus ces lobbies font du sur-mesure pour notre zone de confort mentale, en d’autres termes, plus ils nous vendent du pratique, de la bonne conscience avec du prêt à penser (l’image de la jolie vache heureuse sur la barquette de viande… froide !), plus nous les vénérons par notre acte d’achat. 

Sortir de ça, de ce conditionnement, je le répète, c’est se faire violence, c’est un combat contre sa propre façon de penser, quand le conformisme lui-même nous invite COGNITIVEMENT à ne pas être trop différents des autres… 

“Oui mais il y a aussi la télé qui nous manipule !”

C’est vrai ! On le sait ! On y vend du temps de cerveau disponible à des marques de Soda comme disait un ancien dirigeant de chaine télé… Mais quelle autorité vous ordonne de l’allumer cet outil de manipulation ? Personne ! Alors connivence de notre part ? Fausse victimisation ? Conditionnement volontaire ? 

tv

Concernant la résilience des communes, je disais plus haut que certains maires sont exemplaires, malheureusement ils sont peu au regard du désordre systémique qui emporterait toute notre société civile dans des violences dont on ne connaît pas l’issue ! Sans prise en considération des alertes scientifiques (et autres) nous sommes TOUS mis en danger ! 
En danger ? Oui, par exemple : en cas de problème énergétique (tensions sur les marchés de l’énergie), d’éruption solaire (étudiée par la NASA et SCOR 2ème réassureur mondiale), d’une attaque de cyber attack, etc…

La démocratie est un principe intéractif, comme le boycott (s’abstenir d’acheter) l’est pour notre modèle économique.

Des maires inspirent leurs administrés, mais la société civile est une force qui, devenue consciente, le peut aussi, du bas de la pyramide (sociétale) vers le haut.

Le but de la démarche de SosMaires c’est que la société civile conscientisée (sur l’intérêt de cette transition) inspire elle aussi ses maires, et peu importe les plus réfractaires au progrès de conscience qui s’impose à nous, n’oublions pas que nous approchons de 2020 et que l’opposition peut trouver, elle aussi, une opportunité électorale à l’état des lieux de la résilience que nous invitons tous les administrés à faire ! On ne plaisante pas avec la sécurité publique, il y a des Lois pour ça.

L’ACTUALITÉ va nous le rabâcher, les faits vont nous y contraindre, sans compter les drames, nous n’avons pas le choix ! Non, nous n’avons pas d’autre alternative que de changer la manière dont nous faisons société !

100 000 personnes ont marché pour le climat ! Bravo ! Combien vont leur emboîter le pas aux prochaines catastrophes ?  Notre modèle politique et économique va bien devoir s’adapter à cette nouvelle conscience qui se met en ordre de marche.

Mais… parce qu’il y quand même un mais…

Je parlais précédemment du chanvre, c’est une plante magique, certes, mais qui ne fait pas non plus des miracles ! Si elle peut produire de l’énergie, de l’habitat, du plastique, des aliments, des vêtements…, nous ferons toujours face au rapport d’échelle ! Combien faudrait-il de champs de chanvre pour arriver à hauteur de ce que nous consommons en pétrole (pour rappel : 4,3 litres, par français par jour) ? 

Nous ne pouvons pas faire des miracles avec l’alternatif, mais nous pouvons faire des miracles humains en agissant sur la psychologie des foules afin d’accéder au plus haut degré de confiance en la sobriété heureuse. La tâche est empirique mais possible.

Oui, la confiance dans un nouveau récit de société est nécessaire pour renforcer notre paix publique, c’est ça que nous devons travailler avec nos représentants du peuple les plus proches de nous. Je rappelle l’article 122-7 du code pénal : l’état de nécessité. Je vous invite à prendre connaissance de cet article. Imaginez maintenant la définition du 122-7 du CP à l’échelle de la France entière en cas de collapse. Comment gère-t-on la sécurité publique ?

Dans un tel contexte (EFFONDREMENT), les administrés oublieraient tout autre représentant du peuple et technocrates, ils ne verraient que leurs maires comme responsables capables de répondre à leurs questions vitales : eau, nourriture, énergie habitat, protection. Ce contexte où tout s’effondre, il faut absolument l’éviter. Ce scénario est ANXIOGÈNE au possible, et on en imagine difficilement une issue heureuse à une telle remise en question brutale de notre société… 

Mais le nouveau récit souhaitable, qui comprend une réorganisation sociétale dont parlent beaucoup de collapsologues et des proposeurs de solution, il ne peut se faire qu’avec une réforme au cœur de nous-mêmes. A lire certains anthropologues, l’histoire humaine s’est toujours écrite ainsi, nous y arriverons :). En tout cas, pour ma part, je veux mettre tout en œuvre pour.

Il n’est plus l’heure de se trouver des ennemis et des boucs émissaires, il nous faut plutôt rassurer la Nature sur notre capacité à comprendre ses signaux, il nous faut en urgence faire système, devenir résilients, créer les conditions de la régénérescence, bref faire société.

Cette année, je le redis, vous serez étonnés des interviews que je vais réaliser, surpris aussi des alliés inattendus que vous allez découvrir dans le cadre de ce nouveau récit.

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